Pôle Emploi: appel à la grève quasi-unitaire le 20 octobre en région Paca
29/09/2009-[18:35] - AFP

MARSEILLE, 29 sept 2009 (AFP) - Sept des huit syndicats de Pôle Emploi en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) ont appelé mardi le personnel à faire grève le 20 octobre, pour dénoncer le "bouleversement" et la "casse" consécutifs à la fusion entre les Assedic et l’ANPE.

"Au nom de l’affichage d’une fusion +réussie+, Pôle Emploi est en train de détruire agents et usagers de manière impitoyable", ont souligné la CFDT, la CGT, la CFE-CGC, la CFTC, FO, le SNU (appartenant à la FSU) et Sud dans un communiqué commun, appelant le personnel "à dire non !" lors de cette "première mobilisation cruciale". Les syndicats réclament notamment "l’arrêt immédiat du déploiement des imbéciles et inutiles sites mixtes dans des conditions d’urgence". La mise en place de Pôle Emploi "crée un véritable séisme, avec énormément de dossiers en retard, des formations pas accomplies, on fait tout dans la précipitation", a dit à l’AFP Georgette Gianola, secrétaire générale CGT. Cet appel à la grève intervient quelques jours après la suspension de la fusion en Limousin par le tribunal de grande instance (TGI) de Limoges, saisi en référé, au motif que le comité d’établissement de Pôle Emploi n’avait pas été consulté. "Nous sommes dans la même démarche que le Limousin, nous avons déposé un dossier pour délit d’entrave" qui devrait "passer bientôt au tribunal", a indiqué Mme Gianola. La fusion entre les Assedic et l’ANPE, née juridiquement le 19 décembre 2008, est effective depuis le 5 janvier 2009.

Un peu de SNU N° 9

La réponse de l'Anchois


Les fonctionnaires de Pôle Emploi sont une espèce inconnue.
Seuls survivent des agents de droits privés et quelques contractuels d'un Etablissement Public en voie d'extinction.

Certains agents aimeraient bien punaiser une affiche des Beatles plutôt qu'un triste poster de la Polynésie :
hélas une horrible note de service s'y oppose.

Certains agents aimeraient bien disposer d'un bureau digne de ce nom :
hélas les jours de chance,  ils n'ont qu'un box  de réception des demandeurs d'emploi.

Les agents de Pôle Emploi s'essayeront quand même à l'horticulture lors de votre prochain passage dans l'une de ces Maison de l'emploi : ils orneront leur box de plantes carnivores, l'orchidée  en effet réclame trop de soin.


PS : vos propos empathiques auraient plu à nos collègues décédés d'un mal-être au travail





Syndicat National Unitaire
Travail Emploi Formation Insertion
Pôle Emploi  Bourgogne





Menace de Mort à Pôle Emploi Saint-Astier
Le collectif des agents                                                        Le 19 juin 2009
POLE EMPLOI
" Le Bateau "
24110 SAINT-ASTIER
        A 
                             Monsieur C.CHARPY, directeur général,
                             Madame M.DAGNICOURT NISSANT, directrice régionale,
                             Monsieur A.NACHIT, directeur territorial

            Madame, Messieurs,

Depuis la création de notre agence en 2004, nous n'avions jamais eu à déplorer d'actes agressifs majeurs.

Depuis le 1er janvier 2009, date de la fusion ASSEDIC / ANPE et donc la création du POLE EMPLOI, nous constatons une augmentation des tensions vis à vis de notre institution et de ses agents, alors que nous sommes une agence rurale de proximité :

-    Agressions verbales

-    Agence taguée le 30 mars 2009

-   Et ce jour, le 19 juin 2009       
 
Nous nous sentons en danger, car menacés de mort dans ce dernier tag.

Jusqu'où ira l'agressivité ?

Nous n'acceptons pas de travailler dans l'insécurité alors que nous assumons au mieux et en toute conscience professionnelle la surcharge de travail imposée par cette fusion non préparée.

Quel soutien pouvons-nous attendre de votre part, concernant nos conditions de travail et notre sécurité au travail ? Et que comptez-vous mettre en place pour nous permettre d'exercer correctement notre mission auprès des demandeurs d'emploi et des entreprises ?

Dans l'attente d'une réponse de votre part, nous nous gardons le droit d'exercer notre droit de retrait si nécessaire.

Le collectif des agents du POLE EMPLOI de SAINT-ASTIER

Agence taguée le 19 juin 2009
Agence taguée le 30 mars 2009
Pôle Emploi confié au privé: le libéralisme n'a pas de prix
Marianne Mercredi 22 Juillet 2009

Pôle Emploi bat déjà de l'aile? Peu importe, Laurent Wauquiez a la solution: confier le bébé à des entreprises privées, et à grand frais. Dans l'idéologie libérale, même en crise, tout vaut mieux que le service public...
Pendant la crise du libéralisme, non seulement la libéralisation à outrance de la société continue, mais elle s’accélère ! Soigner le mal par le mal, en quelque sorte en profitant du bouleversement que crée la situation dans l’opinion. (C’est ce qu’explique à merveille Naomi Klein dans The Shock Doctrine )…
La crise économique, nous sommes en plein dedans. Personne ne sait jusqu’à quand, et surtout pas ceux qui hasardent contre rémunération des pronostics à la télé, l’air pontifiant, plissant le front pour avoir l’air plus sérieux.
La vérité, c’est qu’hormis ceux des fonctionnaires, la plupart des emplois sont aujourd’hui menacés.
Et que fait le gouvernement ? Diminuer les emplois de fonctionnaires, bien sûr.. Mais encore ? Il pourrait faire d’une pierre deux coups et se lancer à fond dans le remplacement des emplois obsolètes (typiquement dans l’automobile) par les emplois de demain (dans l’environnement, les transports en commun, les énergies nouvelles, l’agriculture bio…), constater qu’il n’y a plus assez de travail forcené pour tout le monde et en imposer le partage, ou encore se poser des questions sur la « centralité de la valeur travail », chère aux objecteurs de croissance, et sur le sens de la vie en général.
Mais non.
Ce serait se faire des illusions sur les capacités d’innovation de ces gestionnaires du libéralisme à la petite semaine. Donc, pour lutter contre le chômage, yaka confier ça à des entreprises privées, ça créera des emplois. C’est ce qu’a annoncé le grand (essentiellement par la taille) Laurent Wauquiez.
Fabuleux : quelques mois à peine après avoir créé le Pôle Emploi, fusion de l’ANPE et des ASSEDIC, mission dont les détails ont été confiés à deux prototypes du libéralisme anglosaxon (Mac Kinsey et Accenture (ex Andersen Consulting, ceux qui ont coulé Enron), le gouvernement doit reconnaître son incapacité à gérer la situation. Ou plus probablement, profite de la confusion de la situation pour pousser l’avantage du privé.
Cette forfaiture n’est pas tout à fait nouvelle puisque la délégation au privé est expérimentée depuis 2005, mais à petite échelle (46 000 chômeurs en 2007 et 2008), et il est bien évident que dans l’esprit des drogués du libéralisme qui en ont eu l’idée, elle a pour vocation d’être poursuivie, amplifiée, puis généralisée !
Des ouineurs du privé au chevet des chômeurs...
Parmi les noms des sociétés pressenties pour faire ce sale boulot, deux noms m’interpellent :
Adecco (et sa filiale Altedia) : c’est carrément fort de café. Adecco le leader mondial de l’intérim, symptôme de la dégénérescence du monde du travail. Il y a 40 ans, l’intérim n’existait pas en France. Puis il a démarré, la loi ne faisant que s’adapter a posteriori à une situation de fait. Et les garde-fous encadrant l’emploi d’intérimaires, imposés pour éviter les dérapages, ont tous sauté. Désormais, l’interim est entré dans les mœurs, dans les entreprises, à tort et à travers… Avec pour résultat la précarisation du monde du travail, le salaire et la vie au jour le jour. Et le constat, implacable : aux premiers symptômes de crise ou de baisse d’activité : pfuitt ! Ce sont les intérimaires qui dégagent les premiers.
Voir Adecco, qui a vu s’envoler une partie de son gagne-pain depuis un an, venir désormais tenter de continuer gagner de l’argent sur le dos de ses ex-intérimaires désormais chômeurs, est assez pitoyable.
Ingeus : encore plus fort ! C'est une société… australienne ! La mondialisation est décidément fascinante dans son absurdité. Les témoignages recueillis à son sujet lors des phases d’expérimentation sont éloquents : ici ou encore .
Si on résume, des cabinets privés, avec des « conseillers » encravatés, dynamiques, motivés, branchés, positifs, proactifs, performants, « committed » et commissionnés, tout frais émoulus d’une école de ouineurs, qui n’auront pour horizon que les milliers d’euros qu’ils toucheront à chaque fois qu’ils placeront un pauvre bougre dans un boulot de nettoyage à mi-temps à deux heures de chez lui. Rien à voir avec les fonctionnaires vermoulus du Pôle Emploi !
Reste tout de même à comprendre comment une société privée pourrait obtenir de meilleurs résultats que le Pôle Emploi, alors que le nombre de chômeurs continue à augmenter de manière affolante pendant que les offres d’emplois se raréfient au rythme de la banquise au Pôle Nord.
La réponse est évidente, on a déjà pu en voir le résultat dans d’autres domaines, ici ou ailleurs, que ce soit dans la gestion de l’eau, les transports ou la santé. Il n’ y a pas de secret : une société privée dont le seul but est de faire du fric n’a que faire de l’avenir et des états d’âme d’un chômeur : seule compte la rentabilité qu’elle espère en retirer.
Je termine par un simple copier/coller de fin de l’article du Monde, éloquent :
« Du côté syndical, l’annonce passe mal. Sylvette Uzan-Chomat du bureau national de la SNU-(FSU) du Pôle emploi y voit une « réponse extrêmement coûteuse » à l’arrivée d’un surplus de chômeurs. Selon Mme Uzan-Chomat, un dossier traité par un opérateur privé était facturé « 4 500 euros – du temps de l’ANPE – contre 780 s’il avait été traité par le service public ». Le SNU aurait préféré qu’un « véritable service public de l’emploi » soit mis en place pour « faire face à une crise économique sans précédent » ».
4 500 euros contre 780 ! Près de six fois plus ! Le chômeur a la cote, et l’idéologie est parfois hors de prix !

Au Pôle Emploi, il faut "stimuler la concurrence"
par Europe1fr

Quand Sarkozy décrit un bureau de fonctionnaire
par politistution
Les  "Fonctionnaires de Pôle Emploi" d'après Sarkozy
03-09-2009
Table ronde sur le soutien à l’activité et à l’emploi

Narbonne : Un agent du Pôle Emploi tente de se suicider au bureau
Midi Libre 3 octobre 2009
La fusion entre l’ANPE et les Assedic met-elle une pression excessive sur les agents ? C’est en tout cas ce que pensent les syndicats pour expliquer le geste désespéré d’un homme d’une quarantaine d’années. Jeudi matin, il a tenté de mettre fin à ses jours dans son bureau aux ex-Assedic de Bonne Source. Hier, la famille de l’agent n’avait pas donné de nouvelles du malheureux. Jeudi, il s’est pendu avant qu’une collègue, alertée par le bruit, ne lui vienne en aide.

L’homme est l’adjoint au directeur, un poste à fortes responsabilités. Selon nos informations, il subissait un harcèlement régulier depuis des semaines. Il semblerait également que la récente création du Pôle Emploi ait créé un climat très malsain. « Rien n’est anodin, la fusion n’a pas été sans conséquences
» reconnaissait, hier, une source syndicale. Dans l’entourage de l’agent, on précisait qu’il avait souvent alerté sa direction sur ses difficultés. Et de dénoncer « les pressions dues à la politique de quotas et d’objectifs ». Chaque fonctionnaire serait obligé, chaque mois, de rencontrer un certain nombre de demandeurs d’emploi et d’en faire sortir un nombre défini du portefeuille. Autrement dit de leur trouver un emploi. Hier, les syndicats du Pôle Emploi envisageaient une action. À commencer par dialoguer avec le directeur.


Suicides de salariés : « Le monde du travail est aujourd’hui un lieu dévasté »
(Christophe Dejours, psychanalyste et professeur au Cnam)

On ira tous au Paradis ...
TOUTES ET TOUS EN GREVE à POLE EMPLOI le 20 octobre 2009
Les organisations syndicales signataires de ce texte ont convenu du constat suivant, des revendications communes et d'un appel à un mouvement national de grève de 24 heures le mardi 20 octobre dans l'ensemble du réseau et des services de Pôle Emploi.

Aujourd'hui, nous constatons tous les jours sur le terrain, dans les unités et les services, que la situation devient de plus en plus difficile et intolérable. Au nom de l'affichage d'une fusion " réussie " , Pôle Emploi crée mal-être pour les agents et services dégradés pour les usagers.

Conditions de travail et de services aux usagers

Les conditions de travail se dégradent de plus en plus . Cette dégradation est provoquée par :
-    le déploiement des Sites Mixtes et de l'Entretien Unique, fait au mépris des Instances Représentatives du Personnel (IRP) et à un rythme effréné
-    des orientations et des formations professionnelles insatisfaisantes, déstabilisantes , ne permettant pas aux agents de rendre le service aux usagers,
-    des convocations systématiques des demandeurs d'emploi profondément inadaptées à leurs besoins réels , qui leur nient toute possibilité d'être reçus à leur demande
-    des taux de charge particulièrement lourds , avec des tailles de portefeuilles insupportables
-    un nombre de CDD de plus en plus important
-   une sous-traitance et une externalisation livrant aux organismes privés : la mission de placement et d'accompagnement des chômeurs, les plateformes téléphoniques et  les services informatiques
-    un management par objectifs dont sont également victimes les cadres , placés eux-mêmes sous pression permanente pour respecter des objectifs quantitatifs inatteignables…

Convention Collective Nationale (CCN) et Statut Public

Nous refusons qu'une CCN faite pour servir de référence individuelle et collective pendant de nombreuses années soit négociée à marche forcée.
Nous n'acceptons pas la finalisation d'une CCN soumise à signature alors que des points fondamentaux sont renvoyés à des négociations ultérieures sans aucune sécurité pour les salariés : formation, durée du travail, activités sociales et culturelles, retraites …..
De plus, sur un nombre important de points, le compte n'y est pas et les arbitrages et décisions de la Direction ne respectent pas les engagements de la Ministre sur le " meilleur des deux " , le texte ne contenant pas d'assurance sur la garantie de l'emploi.

En parallèle, nous exigeons que soit ouverte une négociation pour faire évoluer le Statut Public de 2003 et que le décret Fonction Publique modifiant la grille des catégories B soit respecté.
Quels que soient l'origine ou le statut des personnels, la continuité dans le versement des prestations œuvres sociales et activités sociales et culturelles doit être assurée.



Pour toutes ces raisons,
Nous disons :
-    NON à la dégradation du service rendu aux usagers
-    NON à la dégradation des conditions de travail
-    NI incertitude, ni brouillard dans la négociation de la CCN
Nous exigeons le :
-    RESPECT des procédures d'information/consultation des IRP
-    RESPECT d'un rythme de négociation sérieux pour la CCN
-    RESPECT du Personnel et des Métiers

TOUTES ET TOUS EN GREVE LE 20 octobre 2009


Pôle emploi: 42,6% de grévistes en Bourgogne, entre 34,5% et 40% en France


Entre 34,5% des salariés de Pôle emploi, selon la direction nationale et "autour de 40%" selon le Snu-FSU, étaient en grève mardi à l'appel des sept syndicats de l'organisme issu de la fusion ANPE-Assedic pour protester contre des conditions de travail dégradées.

En Bourgogne, les syndicats et la direction du Pôle emploi annoncent un taux de grévistes identique : 42,6% des salariés ont cessé le travail pour dénoncer une fusion précipitée de l'ANPE et des Assedic, des formations «au métier de l’autre» à la va-vite, un recours excessif aux précaires, une surcharge de travail qui engendre des retards et de l’agressivité chez les demandeurs d’emploi (à lire en détails dans notre édition de mercredi).

Pôle emploi, qui compte 46.000 salariés en France, enregistre ainsi son mouvement de grève le plus fort depuis sa création le 5 janvier 2009.

Le 18 juin, près de 14% des salariés de Pôle emploi avaient cessé le travail et près de cent sites avaient été fermés dans le cadre d'un appel à la grève qui n'avait été lancé que par trois syndicats (Snu-FSU, CGT, Sud Emploi).

Tous les syndicats avaient appelé à la grève le premier jour d'ouverture du nouvel organisme, le 5 janvier, pour dénoncer les conditions de la fusion: 18,9% du personnel avaient suivi la grève, selon la direction, tandis que le principal syndicat, le Snu avait fait état de 15% de grévistes sur les ex-sites Assedic et 30% chez les ex-ANPE.

Le 27 novembre 2008, la dernière grève commune à l'ANPE et aux Assedic avait été suivie par 60% des personnels aux Assedic et 25% à l'ANPE. Près de la moitié des salariés de l'ANPE avaient aussi fait grève le 1er décembre 2008 à l'appel de leurs huit syndicats.

Le journal de saône et loire, 20/10/2009

Vidéo France3 Bourgogne Edition du 20 octobre
Projet d'Accord relatif à l’emploi des seniors au sein de Pôle emploi

PREAMBULE

Conscientes des enjeux économiques et sociaux liés à la faiblesse en France du taux d’occupation des agents dits « seniors » , les parties conviennent, en application de la loi pour le financement de la sécurité sociale 2009 du 17 décembre 2008, de mettre en place un dispositif négocié de gestion active des âges et d’ accentuer l’effort d’intégration des agents  à chacun des âges de la vie professionnelle dans la politique des ressources humaines de Pôle emploi.

Dans ce cadre, les parties conviennent de définir  une politique « seniors » assortie  d’objectifs identifiés tout en veillant à assurer une articulation avec la politique globale de l’emploi au sein de Pôle emploi, intégrant l’ensemble des agents dans la perspective de trajectoires professionnelles d’évolution dynamiques.

A ce titre, les parties conviennent notamment de favoriser le développement de l’activité professionnelle des agents âgés de 50 ans et plus, et notamment leur maintien dans l’emploi, de mobiliser et valoriser les compétences des seniors par la transmission des savoirs, et d’améliorer leurs conditions de travail et leur protection au regard des risques psycho-sociaux. Par ailleurs,  Pôle emploi ne fixe aucun âge limite pour être recruté au sein de ses services.

Les parties prennent acte de ce que  la CCN de Pôle emploi, conclue le 21 novembre 2009, contient un certain nombre de dispositions favorables à l’emploi et au maintien dans l’emploi des seniors. Les points suivants peuvent, notamment, être mis en exergue:

-       Prise en compte de la durée d’ancienneté jusqu’à 25 ans pour le calcul de la prime d’ancienneté

-       Congé spécifique du bilan de compétences

-       Réduction du temps de travail pour les agents de plus de 60 ans

-       Le droit au bilan de santé dès 40 ans

-       Reconnaissance financière à l’occasion de l’attribution des médailles du travail

Les parties signataires s’entendent sur le fait que les objectifs définis dans le présent accord constituent des résultats à atteindre, selon un calendrier à définir en commun, et dans le cadre de  moyens  appropriés. C’est, en effet, autour de l’analyse des résultats de mise en œuvre par rapport aux objectifs évoqués et dans la durée que peut se mesurer la pertinence des choix effectués et des actions engagées.

Article 1 : ETAT DES LIEUX

Un état des lieux est fourni à l’appui du présent accord portant sur

- Pyramide des âges des agents

- Effectif  en pourcentage de l'effectif par établissement

- Effectif réparti par tranche d'ancienneté en pourcentage de  l'effectif  par établissement

- Effectif réparti par tranche d'âge en pourcentage de  l'effectif  par établissement

- Effectif réparti par tranche d'âge et par type de contrat

- Effectif réparti par niveau de responsabilité

- Effectif réparti par fonction (support/production)

- Effectif réparti par temps de travail

- Recrutements des agents de droit public en 2008 par nature de contrat et par tranche d'âge

- Recrutements des agents de droit privé en 2008 par nature de contrat et par tranche d'âge

- Départs en 2008

De l’étude de ces éléments, il ressort notamment que les agents de 45 ans et plus (analyse réalisée hors population des cadres dirigeants) constituent 40% de l’effectif total de Pôle emploi.

Article 2 : MAINTIEN DANS L’EMPLOI DES AGENTS AGES DE 55 ANS ET PLUS

Le principe du maintien dans l’emploi des agents dits « seniors » est réaffirmé, sauf en cas d’inaptitude médicalement reconnue et d’impossibilité de reclassement.
Objectif :
Compte tenu des départs naturels à la retraite, l’objectif poursuivi est de maintenir la part des agents âgés de 55  ans et plus au niveau actuel en pourcentage de l’effectif total de Pôle emploi sans considération de statut et de nature de contrat de travail. Cet objectif ne fait pas obstacle à la rupture, à l’initiative des agents entrant dans cette catégorie, de leur contrat de travail.
Chaque établissement veillera à atteindre cet objectif au regard de ses effectifs.
Indicateur de suivi :
Nombre d’agents âgés de 55 ans et plus rapporté à l’effectif total (toutes catégories confondues).

Article 3 : DISPOSITIF D’ANTICIPATION DE L’EVOLUTION DES CARRIERES PROFESSIONNELLES

Afin de garantir de réelles des opportunités de développement individuel sans préjudice de l’âge, les parties considèrent qu’il est nécessaire de donner aux agents concernés la possibilité de préciser leurs aspirations dès l’âge de 50 ans et de définir, le cas échéant, un projet professionnel de deuxième partie de carrière.
Le bilan professionnel individualisé de carrière
L’agent senior peut bénéficier d’un bilan professionnel de carrière, à partir de 50 ans. Ce bilan se réalise  au cours d’un  entretien dit « de deuxième partie de carrière », à la demande de l’agent. Réalisé sur  le temps de travail, il est ouvert aux agents concernés  avec une périodicité de cinq ans.
Cet entretien, distinct de l’entretien professionnel annuel, est conduit par un « gestionnaire de carrière ». Il est destiné à permettre à l’agent de préparer sa deuxième partie de vie professionnelle. Il a notamment pour objet d’examiner les perspectives de déroulement de carrière en fonction de ses souhaits et au regard des possibilités de Pôle emploi.
Ce bilan professionnel, permet l’élaboration d’un plan d’action individuel adapté pouvant notamment comprendre la mise en œuvre d’actions de formation, de perfectionnement dans la fonction occupée, d’évolution professionnelle et de mobilité, et le cas échéant de reconversion professionnelle.
L’employeur s’engage à informer chaque agent de cette  possibilité trois mois avant son anniversaire de 50 ans.
Indicateur de suivi
Nombre d’agents seniors ayant bénéficié d’un entretien professionnel de deuxième partie de carrière rapporté au nombre d’agents en ayant exprimé la demande.

Article 4 : AMELIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL ET PREVENTION DES SITUATIONS DE PENIBILITE

L’organisation des activités doit prendre en compte l’évolution des connaissances ainsi que les données médicales et psycho-sociales liées au vieillissement de la population et aux modalités les plus adaptées de prévention de l’usure professionnelle.
4.1 Poursuivre et adapter les démarches d’amélioration des conditions de travail

Les plans généraux d’actions relatifs à l’amélioration des conditions de travail et à la prévention des risques psychosociaux  au profit de l’ensemble des personnels de Pôle emploi font l’objet d’un suivi particulier en ce qui concerne les agents les plus âgés. La ligne managériale est plus particulièrement sensibilisée sur les conditions de mise en œuvre des actions spécifiques à mener.
Les CHSCT des établissements sont consultés sur la mise en œuvre de ces plans d’actions  et sont de même informés à échéance régulière du bilan des actions concrètes réalisées.

4.2 Les adaptations individuelles des postes de travail
Pour certains agents, il peut arriver que l’avancée en âge entraîne une réduction des capacités à exercer tout ou partie de leur activité professionnelle.
La prise en compte de ces situations dans le cadre de mesures visant au maintien dans l’emploi  ne peut se réaliser que par une approche individualisée, médicalement validée par les services de médecine du travail.
Au regard des avis médicaux circonstanciés, la ligne managériale et les services RH des établissements concernés, effectuent de concert les adaptations rendues nécessaires du poste de travail ou du contenu même de l’activité et peuvent agir notamment sur l’organisation du travail, les horaires, le rythme, l’intensité et la charge de travail individuelle et collective, ou encore les déplacements professionnels.
Un suivi régulier de la mise en œuvre de ces actions d’adaptations sera présenté en CHSCT .
Indicateur de suivi :
Nombre d’adaptations de postes réalisées et types de celles-ci rapporté au nombre de demandes reçues.

4.3 Les aménagements individuels du temps de travail
La possibilité de diminuer le temps de travail, notamment durant les dernières années de la carrière correspond à une attente de certains agents.
Toutes solutions permettant de répondre favorablement aux demandes de passage à temps partiel des agents âgés seront donc recherchées par l‘employeur. A ce titre, les demandes émanant de salariés sont prioritaires en vue d’une baisse du temps de travail par le biais de l’octroi d’un temps partiel.
Indicateur de suivi : nombre d’agents de plus de 55 ans à temps partiel rapporté au nombre de demandes

Article 5 : DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES, DES QUALIFICATIONS ET ACCES A LA FORMATION

La formation contribue à créer les conditions favorables à la poursuite de l’activité professionnelle des agents plus âgés. Elle permet le maintien et le développement des compétences, le renforcement de leur capacité et de leur motivation à s’adapter aux évolutions de leur métier ou encore au changement d’emploi.
Les agents plus âgés bénéficient parfois de moins d’action de formation que les agents  plus jeunes, et les méthodes et outils pédagogiques sont parfois peu adaptés à leurs besoins et à leurs caractéristiques.
Ces constats conduisent les parties à inscrire leur action dans le sens d’un développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, en veillant particulièrement aux dernières années d’activité, à adapter les moyens et les cursus pédagogiques, à mieux individualiser les parcours professionnels et à encourager la reconnaissance des acquis de l’expérience.
Développer la formation et la rendre plus attractive

L’accès à la formation des agents à partir de 45 ans fera l’objet d’un suivi annuel au niveau de l’établissement avec les partenaires signataires, tant sur le plan des volumes d’heures réalisées, que de la nature des formations.

Ce suivi, portera en particulier sur l’utilisation du DIF, des contrats ou périodes de professionnalisation, et de la validation des acquis de l’expérience. L’utilisation effective par les agents âgés des droits acquis de DIF sera recherchée et fera l’objet d’un suivi annuel. Les agents peuvent abonder de plein droit, via leurs droits au droit individuel à la formation (DIF), une action de formation professionnelle déterminée lors de l’entretien bilan carrière individualisée.

Le bilan réalisé devra permettre de s’assurer que les agents âgés, accèdent à la formation professionnelle dans des conditions similaires (pourcentages d’agents formés, durée des formations…) aux salariés des autres tranches d’âge.

L’employeur s’engage à rechercher les moyens d’adapter les méthodes et les outils de formation à la caractéristiques liée à l’âge de l’agent : analyse des durées des stages, des supports de formation, recours aux expériences vécues, « tutorat inversé » pour les formations techniques constituées de groupes mélangés juniors/seniors….
Indicateur de suivi :

Nombre d’heures, nature des formations des agents seniors  par tranche d’âge comparée aux autres catégories d’âge de la population

Article 6 : AMENAGEMENT DES FINS DE CARRIERE ET DE LA TRANSITION ENTRE ACTIVITE ET RETRAITE
Préparation et départ à la retraite
Afin de favoriser le maintien dans l’emploi des seniors et de les accompagner dans leurs démarches de préparation au départ à la retraite, les agents de 58 ans et plus pourront, à leur demande, bénéficier d’un stage de préparation au départ à la retraite.
Ces journées de sensibilisation organisées par Pôle emploi se dérouleront pendant le temps de travail des collaborateurs concernés.
Elles permettent l’information sur :

- les modalités de calcul du montant de la pension de retraite (principe de la reconstitution de carrière) et les possibilités de rachat de trimestres par l’agent ;
- les principaux interlocuteurs : Caisse régionale d’assurance maladie (Cram), AGIRC et ARRCO, IRCANTEC
- la préparation d’une retraite active : information sur la création d’entreprise, le bénévolat, les cumuls emploi retraite…
Indicateur de suivi
Nombre d’agents ayant bénéficié du stage «  Préparation à la retraite «  rapporté au nombre d’agents de 58 ans et +.

Article 7 : TRANSMISSION DES SAVOIRS ET DES COMPETENCES ET DEVELOPPEMENT DU TUTORAT

7.1 Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences doit permettre de capitaliser les compétences des agents, et notamment  celles détenues par les seniors.
Elle visera  à :
-          généraliser les pratiques de transmission des savoirs et de l’expérience avant les départs à la retraite.
-         identifier les compétences clés principalement détenus  par des seniors, à transmettre à l’ensemble des agents ;
-          recenser les compétences à maintenir ou à développer, et formaliser des modes d’accès à ces savoirs ;
-          favoriser l’accès des seniors à des missions ou projets transverses

7. 2 Développement d’une activité spécifique dite « d’experts internes »

Pôle emploi étudiera également la possibilité de créer des fonctions d’experts internes dans des domaines spécifiques qui nécessitent de recourir à des agents particulièrement expérimentés parmi les seniors afin d’utiliser et valoriser les compétences et les connaissances acquises.

Ces missions réalisées dans les dernières années d’activité professionnelle, conjuguent  à la fois l’intérêt de l’entreprise et les attentes des agents, en termes d’autonomie, d’utilisation et de transfert des techniques et des  savoirs.
Indicateur de suivi :

Nombre d’experts seniors rapportés au nombre total d’experts
7. 3 Tutorat et mission de formateur

La transmission du savoir de l’entreprise repose notamment sur la reconnaissance des agents plus âgés dans des fonctions ou des missions de tutorat et de formateur.
La mobilisation et l’implication des agents âgés de 50 ans et plus, dans les fonctions de tuteurs et de formateurs, seront renforcées.
Les missions des tuteurs s’effectuent dans le temps de travail et la ligne managériale veillera tout particulièrement à ce que les moyens adaptés soient mis en place pour permettre la réalisation de ces missions.
Pour permettre l'exercice de la fonction tutorale, les agents  concernés bénéficieront obligatoirement d'une formation spécifique et les établissements  s’engagent à mettre en œuvre les moyens pour assurer  la disponibilité nécessaire à l’exercice de leur mission.
Au-delà du tutorat et pour tirer le meilleur parti des ressources en connaissances et compétences des seniors, ces derniers seront sollicités pour des formations internes métiers.
Indicateur de suivi :
Nombre d’agents âgés de 50 ans et plus tuteurs ou formateurs  rapporté au nombre de formateurs et de tuteurs

Article 8 : COMMUNICATION

Les actions en faveur de l’emploi et de la motivation des seniors nécessitent un accompagnement et une communication adaptée auprès des différents acteurs dans l’entreprise, notamment, pour remettre en cause les stéréotypes qui peuvent leur être associés.
Pôle emploi mettra en place les moyens et supports adaptés pour assurer la bonne information de tous les agents sur les dispositions de cet accord et leurs modalités de mise en œuvre.
Ces actions de communication doivent tendre vers une reconnaissance des seniors dans l’entreprise sans en faire une catégorie à part.
Ces actions d’information et de sensibilisation valoriseront notamment les atouts des seniors et les apports de la diversité des générations.

Article 9 : SUIVI DE L’ACCORD 
9.1  Commission de suivi                                                                              
Une commission  de suivi du présent accord  composée de deux représentants par organisation syndicale signataire est mise en place. Elle se réunira une fois par semestre sur toute la durée de l’accord et aura pour objectif de suivre l’avancement des actions menées au regard des objectifs fixés.
Elle bénéficiera des éléments actualisés du diagnostic et pourra demander des informations complémentaires au regard des objectifs et indicateurs retenus dans cet accord.
Au vu du bilan présenté, elle proposera, dans les 6 mois précédant le terme du présent accord, des pistes d’amélioration qui seront soumises à la négociation de l’accord suivant.
Cette réunion sera alimentée, dans les quinze jours qui la précèderont, par un rapport élaboré par la DGA-RH faisant le point sur ;

- les actions menées

- les conditions d’atteinte des objectifs

- les écarts éventuellement constatés entre les objectifs fixés et les résultats obtenus

- l’analyse de ces écarts, s’il y a lieu.

Ce rapport sera également transmis au CCE.

9. 2 : Durée
Cet accord est conclu pour une durée de trois ans.

Les parties conviennent de se retrouver au plus tard trois mois avant le terme du présent accord, pour convenir éventuellement de nouvelles améliorations, au vu, notamment, des propositions formulées dans le cadre du suivi avec les parties signataires.

Article 10 : RESCRIT
Les parties signataires conviennent d’adresser à l’autorité administrative compétente (DGEFP) le présent accord afin de voir examiner sa validité au regard des principes posés par la loi du 17 décembre 2008. 

Article 11 :      PUBLICITE ET CONSULTATION

Le  présent accord sera soumis pour avis au CCE et en tant que de besoin au niveau des CHSCT des établissements.

Fait à PARIS, le           2009            Le directeur de Pôle emploi,   Christian CHARPY

Pour la CFDT                                                                       

Pour  la CFTC                                                                                

Pour la  CFE-CGC                                                                                  

Pour la FSU

Pour la  CGT

Pour la CGT-Force Ouvrière

Pour l’UNSA

Pour SUD

Pour le SNAP

public senat pole emploi 9/12/2009
par snubretagne
CCN et droit d’option :
Avant tout, prendre le temps de se poser les bonnes questions

Pour les agents de Pôle sous statut public de 2003, les grandes manoeuvres ont commencé : vous êtes
actuellement destinataires d’un ensemble de courriers émanant de la DG vous proposant d’activer votre droit
d’option en faveur de la CCN de droit privé de Pôle Emploi.
Et pourtant, l’arrêté d’agrément n’est même pas paru au Journal Officiel à l’heure où vous recevez ces
courriers ! C’est pourtant un principe du Droit. Le DG joue encore et toujours la carte de la précipitation,
quitte à se mettre au dessus des lois…

Il nous semble important et urgent de rappeler ici quelques éléments primordiaux
concernant le droit d’option.
A ce jour, il n’y a pas de réponses définitives à tous les scénarios qui peuvent se profiler avec ce droit d’option.
Mais il y a déjà des éléments tangibles qui doivent alimenter notre réflexion.

La question de l’option ne peut se réduire uniquement à la question salariale immédiate.

- Il est urgent d’attendre, et ce pour plusieurs raisons :

Vous avez 2 ans, soit 24 mois, pour activer votre droit d’option, et la possibilité de demander plusieurs
propositions d’option de la part de la Direction dans ce laps de temps.
A ce jour, cette CCN est un squelette : de nombreux accords primordiaux restent à négocier dont
notamment le régime de prévoyance et de maladie (mutuelle), la grille de classification des métiers
(j’opte sur un indice transposé mais quel sera le métier rattaché à cela demain?)…
Si vous allez changer automatiquement d’indice dans les 24 prochains mois, il vaudrait mieux attendre
ce changement car cela aura une incidence à la hausse sur votre salaire transposé après option.
Des négociations avec la direction sur le statut public de 2003 s’ouvriront en février prochain.
La catégorie B de la fonction publique, dont dépendent les agents de niveau I et II, doit voir sa grille
de rémunération revalorisée : cela se traduira par une revalorisation en miroir pour la grille indiciaire
attachée au statut public de 2003.

- A ce jour, syndicats signataires et Direction focalisent intégralement l’attention des agents
de droit public sur le gain salarial attendu avec l’option.

Il est vrai que, pour nous, la question de l’augmentation des salaires est omniprésente depuis des
années. Mais ce gain financier supposé sera-t-il vraiment partagé par chacun, mensuellement
notamment ? Il faut réclamer de la Direction qu’elle fournisse à chaque agent une simulation mensuelle,
en brut et en net, sur plusieurs années pour vraiment en tirer des enseignements.

Alors, pourquoi la question de l’option ne se résume pas qu’à l’aspect salarial
immédiat ?

- Parce que la garantie d’emploi, malgré ce qui est inscrit dans la CCN, n’est pas aussi solide que celle
d’un statut public. D’ailleurs, C. Charpy avait avoué, au cours des négociations, qu’il ne pouvait garantir
qu’il n’y aura pas de licenciements dans Pôle Emploi…

- Parce que le déroulement de carrière, les augmentations, les promotions, les mutations sont
intégralement à la main de la hiérarchie immédiate. C’est le fameux « gré-à-gré » : vous êtes en tête à
tête face au chef qui n’a de toute façon qu’une marge de manoeuvre limitée par rapport aux injections
supérieures, avec des enveloppes financières restreintes, et passerez obligatoirement par un entretien
professionnel annuel pour toute négociation individuelle.

- Parce que le dispositif de rémunération du temps partiel tel qu’on le connait dans le statut public de
2003 n’est absolument pas repris dans la CCN (Ex : tps partiel à 80% rémunéré à 87% dans le statut
2003). Et que le temps partiel a souvent été vécu comme un frein à la progression de carrière dans
l’ex-RAC. Dans le statut public, le temps partiel est un droit très protégé. Dans la CCN, c’est un droit
beaucoup plus aléatoire dès lors que l’on sort du cadre des demandes non opposables par l’employeur
prévues par le code du travail.

- Parce qu’en cas de demande de congé pour enfant, conjoint, concubin ou parent malade ou pour
garde d’enfant, ce congé est limité à 10 jours ouvrés par an, avec plein traitement pendant 5 jours et
demi-traitement pour les 5 restants. Or, avec le statut 2003, c’est 10 jours à plein traitement.

- Parce que par delà les aspects financiers, la CCN fait courir un danger à court, moyen et long terme
pour tous les agents avec des conséquences lourdes sur nos relations avec les usagers, nos missions et
le sens même du Service Public. Rappelons les propos de N. Sarkozy lors du séminaire de
l’encadrement de Pôle Emploi le 23 novembre 2009 : « Quand les agents de Pôle Emploi diront à un
chômeur « voila ce qu’il faut faire, voila comment il faut vous adapter pour prendre un emploi », ils
seront d’autant plus crédibles que ce qu’ils demandent aux autres, ils se le sont imposés à eux-mêmes. »

Avec cette fusion, le gouvernement a toujours comme objectif les gains de productivité. La campagne sur l’explosion des déficits publics peut préparer des lendemains difficiles pour les services publics.
Quel sera le prix à payer en retour pour les agents régis par la CNN de Pôle Emploi dans quelques
années ?

Dans beaucoup d’endroits, le SNU organise des réunions d’information ouvertes à toutes et tous, syndiqué-e-s
ou non. Venez vous informer et vous exprimer. Soyez actrices et acteurs de votre avenir.
L’objectif du SNU est de vous permettre de vous forger votre conviction, collectivement et individuellement,
en toute transparence. Début janvier, nous éditerons un petit guide vous permettant de faire votre choix en
toute conscience.

Il est urgent d’attendre : c’est notre avenir professionnel que nous avons entre nos mains.
Paris, le 17/12/2009.


Pôle emploi face au malaise de ses agents
LE MONDE | 05.01.10 | 14h33

Travail trop intense, ordres contradictoires, doutes sur le management : les salariés de Pôle emploi sont stressés et l'ont exprimé dans le cadre d'une enquête interne remise au directeur général, Christian Charpy, lundi 4 janvier. Mardi matin, ce dernier a présenté aux organisations syndicales cette étude qui révèle un phénomène d'une "ampleur inattendue", et a annoncé qu'il ouvrirait rapidement des négociations sur ce dossier.
Durant le seul mois de décembre, cinq tentatives de suicide ont eu lieu sur le lieu de travail, trois en Ile-de-France et deux en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elles font suite à un premier suicide à Saint-Quentin (Aisne) en mars (Le Monde du 20 octobre 2009).

Menée par le cabinet Isast (Intervention sociale & alternatives en santé au travail), l'enquête s'appuie sur un questionnaire envoyé aux 47 853 salariés de Pôle emploi (effectifs au 31 octobre). Avec 25 000 réponses, il a reçu un taux de retour supérieur à 50 %.

Ces résultats reflètent des sentiments partagés par l'ensemble des personnels, qu'ils soient issus de l'ANPE ou des Assedic, les deux organismes qui ont fusionné, il y a un an, pour donner naissance à Pôle emploi.

Les retours témoignent d'une situation de travail difficile. Plus de 70 % des agents se plaignent que "la quantité de travail est excessive", 61 % qu'ils "reçoivent des ordres contradictoires". La quasi-totalité, soit 90 % d'entre eux indiquent qu'il faut travailler "vite", "intensément", que les "tâches sont souvent interrompues avant d'être achevées, nécessitant de les reprendre plus tard",

L'ampleur du malaise a surpris la direction. "Je pensais que les problèmes de locaux, d'informatique, de violence dans les rapports aux usagers seraient plus prégnants, indique Martine Arakilian, responsable du département diversité et conditions de vie au travail, mais c'est l'impact de nos mutations sur le travail des agents qui est plus important que prévu."

Ces changements sont liés à l'apprentissage de nouveaux métiers : indemnisation des chômeurs pour les salariés de l'ex-ANPE et accompagnement vers le retour vers l'emploi pour les ex-Assedic.

Le travail du cabinet Isast relève un paradoxe. Les agents "n'ont pas le sentiment de s'enrichir alors même qu'ils doivent apprendre à faire des choses nouvelles : si elle les mobilise intensément, la transformation de Pôle emploi leur apporte peu en retour". Ainsi, quelque 98 % des personnels ont le sentiment "d'apprendre des choses nouvelles", alors même que 81 % souffrent d'effectuer des tâches "répétitives".

DÉSÉQUILIBRE

Le stress des agents monte encore d'un cran quand ceux-ci sont en relation avec le public. D'autant que, suite à l'explosion du chômage en 2009, ce sont 600 000 demandeurs d'emploi supplémentaires qui ont poussé les portes des agences.

L'exacerbation de ce déséquilibre entre les efforts demandés et les retours est d'ailleurs inversement proportionnelle à la proximité avec le public. Les employés qui assurent le suivi des chômeurs sont plus de sept sur dix à ressentir fortement cette contradiction. Les employés qui ne reçoivent pas de public sont un sur deux à verbaliser cette souffrance. Taux qui tombe à quatre sur dix chez les cadres dans la même situation.

Pourtant le malaise ne se résout pas à cette relation aux chômeurs. Si l'enquête fait ressortir que les rapports entre collègues peuvent être "amicaux", et que les personnes interrogées estiment leurs collègues "compétents", à 80 %, voire à 90 %, les affaires se gâtent lorsqu'il leur est demandé d'évaluer leur encadrement. Là, seul un sur deux estime que l'aide apportée par son supérieur ou que la capacité du chef "à faire collaborer ses subordonnés" est effective. Les employés jugent globalement leur hiérarchie trop peu disponible.

Pour Mme Arakilian, "il existe une difficulté sur le management", attentif à ce qui se passe mais vécu comme peu compétent dans les tâches professionnelles. Les nouveaux directeurs d'agence, issus de l'ANPE ou des Assedic, doivent se former à leurs nouvelles fonctions. M. Charpy devrait les réunir prochainement dans le cadre de réunions régionales. Avec une consigne, résumée par Mme Arakilian : "Ne zappez pas les réunions d'équipe, les temps de parole, soyez attentifs et pensez toujours aux risques psychosociaux."

Alors que s'ouvre la négociation sur la prise en compte des risques psychosociaux, une batterie d'indicateurs fera l'objet d'une présentation au comité central d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) qui doit se tenir vendredi.

Absentéisme, nombre de jours de formation, de jours de grève, arrêts maladie, tentatives de suicide... une vingtaine de paramètres devraient à l'avenir permettre de prendre le pouls des quelque 1 500 agences et des 48 000 salariés.

Rémi Barroux

ACCORD RELATIF A LA PREVENTION DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX  ET AUX CONDITIONS DE TRAVAIL proposé aux syndicats  par la Direction 

Chômage : la FSU veut changer les règles pour mieux indemniser
11/01/10  - 19H17 - Reuters

PARIS, 11 janvier (Reuters) - Le syndicat FSU a demandé lundi une nouvelle négociation sur l'assurance-chômage afin d'assurer un revenu aux demandeurs d'emploi qui perdent leurs droits, dont le nombre devrait fortement augmenter en 2010.
Le premier syndicat de la fonction publique d'Etat ajoute dans un communiqué qu'il faudra dans ce but élargir le financement de l'assurance-chômage, dont les comptes sont repassés dans le rouge avec le bond du chômage lié à la crise. Selon une étude de Pôle Emploi, un million de chômeurs en fin de droits vont perdre ces derniers au cours de l'année.
Or, déclare la FSU, seules 160.000 personnes sur ce million pourront prétendre aux Allocations spécifiques de solidarité.
"La FSU demande en conséquence l'ouverture immédiate d'une nouvelle négociation transformant les règles d'indemnisation des chômeurs afin que l'ensemble des chômeurs puisse disposer d'un revenu de remplacement correct", lit-on dans le communiqué.
"Cela impose que soient revues les modalités de financement. La FSU préconise que l'augmentation de l'assiette des cotisations soit assurée par des mesures de taxation de l'usage abusif de la précarité et du détournement de l'utilisation des mesures emploi", poursuit le syndicat.
Selon les chiffres publiés le 7 janvier par Pôle Emploi, le nombre de chômeurs indemnisés a augmenté de 13,8% en novembre sur un an et de 0,5% par rapport à octobre, pour s'établir à 2.470.600.
Selon les données publiées le 24 décembre par le ministère de l'Economie et Pôle Emploi, le nombre de chômeurs en catégorie A, c'est-à-dire n'occupant aucune activité, a augmenté en novembre de 0,1% (+3.100 personnes) en métropole par rapport à octobre, pour atteindre 2.630.400. Sur un an, la hausse est de 22,1%.
En ajoutant ceux qui exercent une activité réduite (catégories B et C), la hausse ressort à 0,7% en variation mensuelle (+26.800) et à 19,7% d'une année sur l'autre.
En comprenant les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emplois en catégorie A, B, C atteint 4.048.600 personnes contre 4.019.700 en octobre et 3.387.200 en novembre 2008 (pour plus de détails , pour le tableau ). (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

Règlementation Ressources Humaines en Bourgogne
3 courriers du SNU adressés à Pascal Blain, Directeur Régional de Pôle Emploi Bourgogne

Autorisation de travail à temps partiel

Mouvement du bassin de Dijon et  restructuration des sites

Non renouvellement de plusieurs CDD ou  non transformation de CAE en CDD


Le SNU-FSU dénonce des discriminations envers des demandeurs d'emploi

Le SNU-FSU, principal syndicat chez Pôle Emploi, en Bourgogne, dénonce une discrimination envers des demandeurs d'emploi : on écarterait leurs dossiers parce qu'ils ne maîtrisent pas bien la langue française. Le syndicat y voit les effets du partenariat entre Pôle Emploi et des entreprises privées comme Manpower, appelées à la rescousse pour traiter des dossiers en souffrance. Le SNU-FSU cite par exemple le cas d'une kosovare, Lyria. Pour en savoir plus, retrouvez le reportage de Thomas Nougaillon dans le journal de 8 heures (en ligne).
France Bleue Bourgogne
journal du 22/01/2009 (8h00)
(A écouter notamment à partir de 1’25)



Le Bien Public 22 janvier 2010

Accord Seniors
Un accord en trompe l'œil que le SNU Pôle Emploi FSU ne signe pas
Tract
NAO DU 18/01/2010 : UNE MASCARADE !
Tract

Propositions du SNU-FSU pour la prévention des risques psychosociaux à Pôle emploi
23 février 2010 : Les salariés de Pôle Emploi reçu par le préfet de Corse


SAônE-et-LOIRE. Débordé, Pôle emploi confie des chômeurs à des prestataires privés.
Pôle emploi : la fusion intégrale des métiers n'aura pas lieu selon C. Charpy
Publié le 10/02/2010 à 19:19 AFP





Pôle emploi : notre enquête sur le malaise des conseillers en placement
Pour se former, Gilles Leimdorfer

NOTRE ORGANISATION SYNDICALE APPELLE TOUS LES PERSONNELS
DE POLE EMPLOI A SE JOINDRE A LA GREVE DU 23 MARS 2010



Bourgogne : chômage en hausse en février
France 3 le 24/03/2010
La région compte désormais 93 365 demandeurs d'emplois. C'est 0,9% de plus qu'en janvier.
Pôle Emploi vient de rendre public les chiffres du chômage pour le mois de février 2010 en Bourgogne. Le nombre de demandeurs d'emploi a encore augmenté. Il était de 92 507 demandeurs d'emplois toutes catégories confondues en janvier. Il est désormais de 93 365, soit une augmentation de 0,9%.
Département le plus touché la Saône et Loire avec 32 547 demandeurs d'emploi. Vient juste derrière la Côte d'Or avec 29 826 chômeurs, puis l'Yonne avec 19 411 demandeurs d'emploi et enfin la Nièvre et ses 11 581 inscrits à Pôle Emploi. La variation sur un an atteint +14,7 %.

"Pôle emploi est une grosse machine qui a du mal à accepter la critique"
Le médiateur de Pôle emploi, Benoît Genuini, jette l'éponge un mois après la remise de son rapport qui épinglait le fonctionnement de l'institution. Ce proche de Martin Hirsch, avec lequel il a fondé l'Agence nouvelle des solidarités actives en 2006, s'explique sur une démission aussi fracassante qu'embarrassante pour la direction de Pôle emploi.
L'express, Marie Huret, 16/04/2010
Rapport d'activité du Médiateur du Pôle emploi 2009

Communiqué de presse sur l’occupation pacifique des locaux de la DG et son délogement par les forces de l’ordre
Le SNU Pole Emploi FSU soutient les collectifs de chômeurs et précaires dans les actions qu’ils ont engagées cette semaine dans les CAF et les agences Pole Emploi. Un collectif d’une centaine de personnes s’est invité ce jour dans les locaux du conseil d’administration au siège de Pole Emploi.
La Direction Générale affiche ses contradictions. Dans une dépêche de l’AFP, elle reconnaît le caractère pacifique de cette action. Dans le même temps elle envoie une escouade de CRS pour déloger les manifestants. Ceux-ci ont été conduits au commissariat de police de Clignancourt. Parmi eux se trouvent deux syndicalistes du bureau national du SNU Pole Emploi FSU.
Nous exigeons la libération immédiate de tous les manifestants et la garantie qu’aucune poursuite judiciaire ne sera exercée à leur encontre.

Paris, le 03 mai 2010
Article Nouvel Observateur du 03/05/10

Conférence de presse du Snu Pôle Emploi Bourgogne : Dérive de L'EMT
JT Soir Bourgogne du 26/04/2010 (Aller à 8'16'')
Interview de Pascal Blain Directeur Régional de Pôle Emploi
JT Soir Bourgogne du 27/04/2010 (Aller à 5'51'')

3 et 4 mai 2010 : Stage FSU Bretagne sur les risques psychosociaux à Pôle Emploi
Toutes et tous en grève le 27 mai 2010 : l’appel intersyndical CGT, SNU, SUD
GREVE ET MANIFESTATION INTERPROFESSIONNELLES LE 27 MAI 2010 A L’APPEL DE 6 ORGANISATIONS SYNDICALES, appelant à « des actions unitaires de haut niveau »
Les thèmes sont : l’emploi/ les salaires/ les retraites.

A Pôle-Emploi nous sommes directement concerné(e)s

Les organisations syndicales de Pôle-Emploi, SUD, CGT, SNU appellent donc à une grève nationale de 24h, le 27 mai 2010 et à rejoindre toutes les manifestations interprofessionnelles sur tout le territoire.


Tract intersyndical 27 mai 2010

4 organisations syndicales (CGT, SNAP, SUD et SNU) appellent le 8 juin à une grève spécifique à Pôle Emploi, reconductible, axée sur la détérioration des conditions de travail
Tract Appel à la grève du 8 juin 2010
Alerte à la libéralisation du placement des demandeurs d'emploi
Même votre Directeur Général vous explique pourquoi vous devez être en grève au Pôle Emploi le mardi 8 juin 2010
Mouvement de grève a Pôle emploi Bourgogne le 8 juin 2010

« Conditions de travail : rien ne tourne rond à Pôle emploi, de nouvelles raisons de faire grève ». Quatre organisations syndicales (CGT, SNAP, Sud et SNU) ont appelé à une grève spécifique ce mardi 8 juin, axée sur la « détérioration des conditions de travail ». « En Bourgogne, il n’y a aucune volonté de la direction d’augmenter les effectifs, sous prétexte qu’ils sont au taquet, budget CDD dépassé de plus de 20 % et taux d’emploi de CDI plus de 100 % », peste le délégué syndical Marc Bigarnet de la SNU-FSU, qui assure qu’à Mâcon, sur soixante personnels, « 50 % seront en grève ». Il affirme que « rien n’est fait pour supporter la charge de travail et cela ne s’arrange pas avec la mise en place du plan rebond dès ce mois de juin, avec la réception d’au moins 10 000 demandeurs d’emploi en fin de droits sans moyens supplémentaires. L'arrêt du recours aux CDD implique une absorption d’activité supplémentaire par un réseau déjà surchargé ». Les agents grévistes de Saône-et-Loire devraient se rendre à Dijon où un rassemblement est programmé place de la République, puis un cortège se rendra devant les locaux de la préfecture de Région. Une entrevue avec le préfet a été sollicitée pour exprimer les revendications. Les conséquences de ce mouvement social ne devraient néanmoins pas perturber véritablement l’accueil au sein de Pôle emploi étant donné que sur le millier d’agents régionaux, 13 % des effectifs soit 145 agents sont en CDD. La direction de Pôle emploi n’a pas souhaité réagir à cette action sociale.

Le JSL E.Bouland
Publié le 08/06/2010

Pôle emploi: entre 19% et 25% des agents en grève

PARIS — Près de 19% des agents de Pôle emploi selon la direction, 25% selon les syndicats, se sont mis en grève mardi à l'appel de quatre syndicats en colère contre les conditions de travail, voyant dans ce mouvement "un avertissement fort au gouvernement".
Les revendications des grévistes portent sur "la défense des conditions de travail et l'embauche définitive de +l'armée de précaires+ qui représentent dans certaines régions plus de 25% des effectifs", a rappelé le Snu-FSU dans un communiqué, au nom de l'intersyndical.
Le mouvement est organisé par quatre syndicats, Snu-FSU, Snap, Sud, CGT et localement rejoints par plusieurs organisations n'appelant pas nationalement.
"Le gouvernement et la direction ne pourront pas dire que tout ronronne à Pôle emploi", a ajouté le Snu-FSU, premier syndicat du personnel, rappelant que "cette grève nationale a été précédée par de nombreux mouvement locaux".
"La mobilisation est forte dans certaines régions", selon le Snu-FSU qui cite la Basse-Normandie et l'Auvergne (43% de grévistes), la Bourgogne (près de 40%), la Bretagne (38%), Rhônes-Alpes (37%) et Aquitaine (34%).
La direction, qui enregistre pour sa part 18,76% de grévistes au plan national, a confirmé à l'AFP des pointes "supérieures à 30%" en Auvergne et Basse-Normandie, sans pouvoir préciser dans l'immédiat le nombre d'agences fermées. Selon le Snu-FSU, "80 sites (sur environ 900) sur tout le territoire sont fermés, certains n'étant ouverts qu'avec un effectif plus que réduit".
Le "malaise profond" au sein du service public de l'emploi est grandissant, selon les syndicats appelant à la grève.
Depuis un an et demi et l'ouverture de Pôle emploi en janvier 2009, les agents se heurtent à une explosion de la charge de travail liée au nombre croissant de demandeurs d'emploi à inscrire et à suivre, et aux dysfonctionnements générés par le regroupement de l'ANPE avec les Assedic.
Dernier raté en date, celui du nouveau système informatique unifié, dont la direction a suspendu mercredi dernier le déploiement pour éviter un blocage et qualifié de "superbug" par les grévistes.
Lors d'une récente audition le 18 mai à l'Assemblée nationale, le directeur général Christian Charpy a reconnu que "le climat reste tendu". "Mais nous ne sommes pas au bord de l'explosion sociale", a-t-il ajouté, promettant d'aboutir cet été à un accord sur les conditions de travail à même de prévenir le stress.
(AFP) – 8 juin 2010

Dijon : la grogne des agents de Pôle Emploi
4 syndicats appellent à la grève à Pôle Emploi pour dénoncer la dégradation des conditions de travail. Une manifestation était organisée Place de la République, à Dijon. VIDEO
Assez !
Pour des conditions de travail décentes
Toutes et tous en grève le 17 juin prochain
RENDEZ-VOUS LE 17 JUIN A DIJON DEVANT LE ZENITH A PARTIR DE 9H00
RENDEZ-VOUS LE 17 JUIN DEVANT AUXERREXPO A PARTIR DE 8H30

DIFFUSION DE TRACTS ET SIGNATURE D’UNE PETITION

A DESTINATION DES USAGERS

CONFERENCE DE PRESSE A 10H00 DEVANT LE ZENITH ET AUXERREXPO

Pétition Agents               Pétition usagers

Signer la pétition


DEFENDONS NOTRE DROIT DE PARTIR A LA RETRAITE A 60 ANS.
Toutes et tous en grève le 24 Juin pour faire échec
au projet gouvernemental sur nos retraites
Les annonces gouvernementales sur la réforme des retraites constituent un projet de régressions sans précédent, à la fois brutal et injuste. Le discours officiel qui prétend les
justifier par de supposées difficultés démographiques en masque la finalité essentielle : faire payer la crise aux salariés et retraités.
Le projet comporte deux mesures inacceptables : porter l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans et augmenter progressivement la durée de cotisation sous prétexte de l’allongement de l’espérance de vie.
Aucune mesure n'est de nature à améliorer l'emploi, notamment celui des « seniors », alors que chacun sait qu'il s'agit d'une variable fondamentale pour l'équilibre des régimes de retraite.
De plus, aucune mesure n’est proposée pour la prise en compte des années d’études. Au total ce sont les salariés qui vont subir l'essentiel de l'effort dans des conditions qui vont accroître les inégalités: les femmes et les jeunes vont être particulièrement pénalisés comme tous ceux qui ont connu des périodes de précarité.
Une autre solution au problème de financement des retraites existe, il suffirait d’augmenter les cotisations sociales sur la partie dite « part patronale » ; cela serait compensé par une baisse des dividendes versés aux actionnaires.
Dans le même temps rien n'est envisagé pour améliorer les conditions de travail, et bien loin de prendre en compte la pénibilité dans une dimension collective, ce projet comporte de nouvelles régressions.
Le gouvernement a fait le choix d'une réforme bien plus brutale que ce qui s'est fait dans la plupart des autres pays et d'une rigueur qui va creuser les inégalités, risque de compromettre la reprise économique et de surcroît ouvre la porte à une spirale de régressions. Seule une mobilisation massive et résolue peut permettre d’obtenir le retrait de ce projet.
Les organisations syndicales CGT/SUD/SNU appellent à participer massivement par la grève et les manifestations à la journée unitaire de mobilisation interprofessionnelle
du 24 juin, à préparer des suites offensives dès la rentrée, et à maintenir la pression durant tout l’été.
Grève du 24 juin : communiqué de presse du SNU Pole Emploi FSU

Les manifestations sur l’ensemble du territoire ont démontré la détermination de la population pour répondre à l ’appel à la grève et à la manifestation de l’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires, CFTC, pour protester contre le projet gouvernemental de réforme des retraites, construit autour du report de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans.
Le personnel de Pôle Emploi c’est lui aussi fortement mobilisé (notamment en Bretagne : 27% ; Midi Py : 24% ; Aquitaine : 24% ; Pays de la Loire : 24%).
Le chiffre de 15% de grévistes soit, plus du double du 27 Mai, sur le même appel, nous renforce dans l’idée que le gouvernement doit ouvrir de véritables négociations afin de trouver d’autres solutions. Sa seule réponse ne peut plus être entre autre l’attaque brutale des salarié-e-s.
Le personnel de Pôle Emploi est bien placé pour savoir que le report de l’âge légal de départ à la retraite viendra encore impacter le taux de chômage alors que rien n’est prévu de particulier pour l’embauche des séniors.
D’autre part cette réforme va accroitre les inégalités, pénaliser encore plus tous ceux qui ont connus des périodes de précarité : les femmes, les jeunes.
Plus généralement c’est l’ensemble des salarié-e-s qui va subir la totalité de l’effort.
Le SNU/Pôle Emploi FSU ne se résigne pas et cherchera en lien avec sa Fédération, toutes les convergences pour remettre en cause cette réforme.

Paris, le 24 juin 2010
CHRISTIAN CHARPY DIRECTEUR GÉNÉRAL DE PÔLE EMPLOI
« Il est normal que Pôle emploi participe à la réduction des déficits publics »

[ 08/07/10  - 03H00  - Les Echos  - actualisé à 08:06:01  ]
Les exigences d'économies posées par le gouvernement à Pôle emploi pour 2011 (lire ci-dessus) vous paraissent-elles réalistes ?

Nous pourrons compter, l'an prochain, sur le 1,36 milliard d'euros que les pouvoirs publics se sont engagés à nous verser dans la convention tripartite Pôle emploi-Etat-Unedic que nous avons conclue l'an dernier. En 2009, l'Etat n'a pas versé tout ce qu'il devait parce que nous n'avons pas consommé tous nos crédits. Il n'a pas l'intention de renouveler cette opération. Ceci dit, l'année 2011 sera consacrée à la réduction des déficits publics et Pôle emploi étant l'un des plus gros, sinon le plus gros opérateur public de l'Etat, il est normal qu'il y participe. La fusion commence à produire des synergies, notamment sur les frais de fonctionnement et en termes d'organisation des équipes. Cela nous permettra de nous passer en 2011 des moyens exceptionnels dont nous avons bénéficié cette année et qui ont consisté en 1.000 CDD supplémentaires. Par ailleurs, s'il y a moins de licenciements économiques, il y aura moins d'entrées en conventions de reclassement personnalisé, donc moins de besoin en personnel aussi sur cette mission.
Pour l'instant, l'évolution du chômage ne pousse pas à l'optimisme…

Avril et mai n'ont pas été bons. Il paraît difficile que juin corrige la mauvaise tendance du deuxième trimestre. Nous restons donc extrêmement prudents sur 2010. Comme chaque année, la rentrée de septembre va être compliquée. Nous allons mettre l'été à profit pour qu'il n'y ait pas de dossiers en instance et que tout le monde puisse être mobilisé à la rentrée sur la première priorité qui est de sécuriser les inscriptions et l'indemnisation. Cela dit, il ne faut pas céder au pessimisme. Même si la situation n'est pas stabilisée, les offres d'emploi reprennent. Sur les six premiers mois de l'année, grâce notamment au 39.95 et à l'organisation des forces de prospection en cours de finalisation, nous avons augmenté de 16 % le nombre d'offres d'emploi collectées. J'ai également demandé aux directeurs régionaux de mettre particulièrement l'accent sur les gros recruteurs qui ont peu de relations avec nous.
Où en est le plan Rebond pour l'emploi, qui doit concerner quelque 350.000 chômeurs en fin de droits en 2010 ?

Le dispositif est en place depuis le 1 er juin et nous avons ciblé en priorité les demandeurs d'emploi parvenus en fin de droits au cours du premier semestre. La montée en charge se fait progressivement. Déjà, plusieurs milliers de personnes peuvent bénéficier du plan Rebond.
Tout cela n'allège pas la charge de travail des agents de Pôle emploi. Où en êtes-vous sur ce point ?

Le nombre moyen de demandeurs d'emploi suivi par agent est de 95. Mais, souvent, les conseillers ont en charge un nombre de demandeurs d'emploi plus important. J'étais il y a quelques jours à Fougères, en Bretagne. Là, les agents peuvent gérer jusqu'à 120 personnes chacun. Nous travaillons sur l'adaptation des organisations pour permettre aux conseillers de faire face à cette charge. Nous avons déjà commencé à adapter le suivi mensuel des demandeurs d'emploi, qui se fait pour une partie des cas par téléphone. L'objectif en 2010 est de renforcer l'accueil personnalisé des chômeurs. Tous les demandeurs d'emploi n'ont pas besoin du même soutien. Pôle emploi doit se concentrer sur ceux qui en ont le plus besoin.
Vous allez « profiler » les chômeurs, comme le faisait l'ANPE ?

Précédemment, nous distinguions trois catégories en fonction de la distance à l'emploi. Mais ces outils étaient trop automatiques. Il ne s'agit pas non plus de faire une segmentation comportementaliste à l'australienne entre combatifs, actifs, passifs et résignés. Nous devons combiner trois critères : l'autonomie, la distance à l'emploi, le type de demandeur d'emploi (senior, jeune, diplômé…), afin de permettre au conseiller de déclencher des moyens d'accompagnement adaptés.
La restructuration du réseau avance-t-elle assez vite ?

Il y a deux sujets. D'abord, la mixité des équipes ex-ANPE et ex-Assedics. Elle est déjà largement réalisée. Ensuite, le chantier immobilier. Nous avons achevé au premier trimestre de 2010 la totalité du programme des sites mixtes. Il y en a désormais 907. Il nous faut maintenant aller au bout de la logique et les regrouper tous sur un seul lieu géographique. Près de 50 % sont déjà dans ce cas. Pour le reste, ce sont des opérations lourdes qui exigent une concertation avec le personnel et impliquent des opérations immobilières qui prennent du temps. A la fin de 2010, nous comptons arriver à 55-60 %. Nous nous sommes fixés comme échéance pour ce chantier la fin du premier semestre de 2012. Nous avons vécu en 2009 un calendrier difficile à tenir, nous devons nous fixer des échéances ambitieuses et réalistes.
Dans votre nouveau projet d'entreprise, que vous vous apprêtez à diffuser en interne, vous évoquez des agences Pôle emploi spécialisées. De quoi s'agit-il ?

Sur les intermittents du spectacle et pour les cadres, nous nous en tiendrons à l'existant. En revanche, nous avons l'intention de développer les implantations ciblées sur les licenciés économiques et les personnes ayant besoin d'un accompagnement renforcé.
Certains opérateurs privés vous appellent à annuler votre appel d'offres sur le reclassement des cadres, qu'ils estiment entaché d'erreurs. Qu'allez-vous faire ?

Le marché a été notifié cette semaine de telle sorte que les premiers cadres puissent être pris en charge dès les premiers jours de septembre.
PROPOS RECUEILLIS PAR  LEÏLA DE COMARMOND, Les Echos


Conditions de travail à Pôle emploi: la plupart des syndicats boudent l'accord
AFP   15 juillet 2010


TOUTES ET TOUS ENSEMBLE : EN GREVE & EN MARCHE LE 5 OCTOBRE !

Pour nos revendications Pôle Emploi : Emplois, Conditions de Travail, Avenir du Service Public de l’Emploi,

LES SYNDICATS CGT, SNU et SUD PROPOSENT D’ORGANISER UNE ACTION NATIONALE DE GRANDE AMPLEUR À LA RENTRÉE, AVEC UNE MANIFESTATION NATIONALE JUSQU’À LA DG DE PÔLE EMPLOI À PARIS.

D’ORES-ET-DÉJÀ, LA PÉRIODE ESTIVALE SERA MISE À PROFIT POUR METTRE SUR PIED L’ORGANISATION MATÉRIELLE DE CETTE ACTION DANS L’UNITE SYNDICALE LA PLUS LARGE.

EN TANT QU’AGENTES ET AGENTS DE PÔLE EMPLOI, NOUS DEVONS TOUTES ET TOUS NOUS SENTIR CONCERNÉS POUR NOUS MOBILISER AVEC FORCE ET DÉTERMINATION.

IL EN VA DE NOTRE SANTÉ, DE NOS CONVICTIONS, DE NOTRE DIGNITÉ !

Tract intersyndical